dimanche 28 juin 2020

Mardi 30 juin, manifestons avec les hospitaliers

Le ministre de la Santé a promis 6 milliards d'euros au million de travailleurs des hôpitaux et des Ehpad, c'est-à-dire bien peu pour chacun… Rien que la revalorisation des salaires à 300 euros  par mois se chiffrerait à 9 milliards. Et il est nécessaire d’embaucher, au moins 100 000 travailleurs dans les hôpitaux publics et 200 000 dans les Ehpad, selon les syndicats.

De l’argent, il y en a, mais il est destiné au patronat de l’aéronautique, de l’automobile et à quelques autres gros industriels et banquiers. Les actionnaires de ces secteurs ont accumulé des milliards de profits ces dernières années et le gouvernement les subventionne encore de dizaines d’autres milliards.

Alors oui, il faut prendre sur les profits pour répartir le travail entre tous, en embauchant à l'hôpital et dans les services publics, et en augmentant les salaires d’au moins 300 euros comme les hospitaliers le revendiquent en se mobilisant depuis plus d'un an.

Manifestation à Grenoble mardi 30 juin, 14h Hôpital Nord, parvis Belledonne

mardi 23 juin 2020

Hors d'une lutte massive et résolue, point de salut pour les travailleurs !

Éditorial de Lutte Ouvrière
 
Second tour des municipales ; mise en scène gouvernementale autour de la transition écologique ; remaniement ministériel en vue ; attente d’une énième prise de parole de Macron… le ronron politicien reprend.

Mais l’important est ce qui se passe sur les lieux de travail, car avec les suppressions d’emplois et les fermetures d’entreprises, la bourgeoisie est en train de détruire les conditions d’existence de centaines de milliers de travailleurs.

La catastrophe sanitaire n’a été qu’un intermède pour la bourgeoisie. Au lieu des 60 milliards de dividendes prévus, les actionnaires en ont touché 40 ! Ceux qui ont été privés de versement sont priés d’attendre un an. Quand on est multimillionnaire, ce n’est certainement pas le bout du monde !

Alors oui, il y a la crise économique. Mais les profits et les grandes fortunes n’ont pas disparu. Et la bourgeoisie a de quoi se sentir soutenue : avec 15 milliards pour l’aéronautique, 8 milliards pour l’automobile et 18 pour le tourisme, l’hôtellerie et la restauration, l’État a déployé les grands moyens. Eh bien, cela n’empêche rien : la bourgeoisie impose de nouveaux sacrifices aux travailleurs et planifie des milliers de licenciements !

Dans les secteurs où la rentabilité est compromise, elle retire purement et simplement ses capitaux et met l’entreprise en faillite. Là où il y a moins d’activité, elle supprime des emplois. Là où l’avenir est incertain, elle renvoie les CDD et les intérimaires et se débarrasse des prestataires. Les travailleurs ne sont pas mieux considérés que les machines que l’on branche, débranche et déplace au gré des perspectives de profits. Qu’ils aient besoin d’un emploi pour vivre n’entre même pas en ligne de compte !

dimanche 21 juin 2020

La population n'a rien à dire !


Dimanche 21 juin, pour la fête de la musique, une association grenobloise avait convié les habitants du quartier (et au delà) à se retrouver dans les jardins de la Buisserate de Saint-Martin-le-Vinoux.

Mais voilà, l'EPFL (l'établissement public foncier qui a racheté ces jardins pour les vendre à un promoteur immobilier), prévenu, y avait placé des vigiles, et bien vite, la police a débarqué, armée, et arrogante. Pas question d'entrer dans les jardins.

Car il s'agit surtout de faire respecter une propriété, même s'il s'agit de celle d'un établissement public, et même s'il ne se passe rien dans ces ex-jardins, les travaux de construction n'ayant pas commencé.

dimanche 14 juin 2020

Pour financer l’hôpital, il faut faire payer le capital !

Rassemblements et manifestations mardi 16 juin


Alors qu’une longue séquence de parlottes s’est ouverte au ministère de la Santé, avenue de Ségur à Paris, autour de l’avenir de l’hôpital, des manifestations sont organisées dans tout le pays mardi 16 juin pour rappeler les exigences des travailleurs de la santé : des hausses de salaire et des embauches immédiates. Des travailleurs d’autres secteurs s’y joindront aussi.
Lutte ouvrière appelle à participer à ces manifestations. 

A Grenoble :  un rassemblement est prévu devant l'Agence Régionale de Santé (Cité administrative) à 10h30.

Et sur le parvis Belledonne du CHU Nord à 14h30.

mardi 9 juin 2020

Des États-Unis au monde entier : à bas le racisme et les violences policières !

Éditorial de Lutte ouvrière

L’onde de choc créée par le meurtre de George Floyd, il y a deux semaines à Minneapolis, continue de se propager au monde entier. Aux États-Unis, ces derniers jours, des centaines de milliers de personnes ont encore manifesté pour crier leur colère. Leur colère contre le meurtre raciste, de sang-froid, d’un homme à terre et menotté, qui dit qu’il ne peut plus respirer et va mourir. Leur colère contre ce sinistre écho de l’époque des lynchages et de la ségrégation, cette barbarie avec laquelle le capitalisme américain s’est construit. Comme cela a été dit lors d’un hommage, ce genou sur le cou de George Floyd, c’est celui qui écrase depuis longtemps les Noirs américains, aujourd'hui discriminés au travail, pour le logement, dans l’éducation et la santé, ainsi que l’a montré le lourd tribut qu’ils ont payé au coronavirus.

Quand Obama fut élu, certains ont dit que c’était la preuve que le pays avait soldé l’héritage de l’esclavage et de la ségrégation. On voit aujourd'hui que ce racisme gangrène toujours l’appareil d’État américain, de la base au sommet. À la base, avec ces flics racistes, chargés de défendre la loi et la propriété bourgeoise, et pour laquelle la vie des pauvres, des Noirs en particulier, ne vaut pas cher. Avec ces juges, qui les emprisonnent massivement. Au sommet, avec des hommes comme Trump, qui a fait sa carrière politique en stigmatisant les Noirs.

L’explosion de colère de ces derniers jours est sans doute aussi alimentée par la crise terrible que traverse la classe ouvrière américaine, avec ses 41 millions de travailleurs licenciés, avec ces dizaines de millions de personnes qui font la queue à l’aide alimentaire, tandis que Wall Street a retrouvé sa santé d’avant l’épidémie.