jeudi 7 juin 2018

Armement des policiers municipaux : de la poudre aux yeux

© Joël Kermabon – Place Gre’net

J’ai appris par la presse que le maire de notre commune a l’intention d’armer les policiers municipaux pour « leur permettre de mieux lutter contre le trafic de drogue et la délinquance ». 

C’est vrai que c’est un réel problème. Si l’on en croit le Dauphiné (cela n’a pas été discuté au sein du conseil municipal) cet armement « s’impose, car, aurait-il expliqué, les petites frappes, elles, sont bien armées ». Mais une autre raison, explique-t-il aussi, c’est que, face à ces problèmes, « certains habitants continuent à dire que je ne fais rien ».

Je ne le pense en tout cas pas, car je sais bien que le pouvoir du maire est très limité. La délinquance et les trafics, qui pourrissent la vie des petites gens, se nourrissent de la dégradation continue de la situation des couches populaires, des difficultés de trouver un emploi, de vivre avec de très faibles revenus qui parfois permettent à peine de payer son loyer. Alors même que, dans cette société capitaliste, la réussite individuelle et l’argent facile sont mises à l’honneur. Alors même aussi qu’il n’y a plus guère de militants ouvriers qui, il fut un temps, s’employaient à donner aux jeunes la perspective de changer cette société d’exploitation.

On ne peut combattre la montée de la délinquance et ses conséquences sur la population sans s’attaquer à ses racines profondes liées au fonctionnement de la société capitaliste. Face à cette situation, l’armement de la police municipale ne peut pas être la solution.

dimanche 27 mai 2018

Dette ou pas dette, retrait du pacte ferroviaire !

Vu sur le site Lutte ouvrière

Le gouvernement se dit prêt à ce que l'État reprenne une bonne partie de la dette de la SNCF. Cela n'a rien de très nouveau, Macron avait déjà évoqué cette possibilité l'été dernier, car c'est un préalable nécessaire à tout pas vers la privatisation. Mais aujourd'hui il attend en échange que les cheminots cèdent sur la destruction de leurs conditions d'emploi.

C'est un marché de dupes ! Les cheminots ne sont pas responsables de l'endettement de la SNCF, et ils n'ont aucun bénéfice à attendre de cette opération comptable, de ce tour de passe-passe qui a pour objectif d'escamoter leurs revendications, celles qui les a fait se lever et à se mettre en grève.

Ces revendications, c'est le retrait du pacte ferroviaire dans son ensemble. C'est-à-dire le maintien intégral des conditions d'emploi et de travail de l'ensemble des travailleurs du rail
!

jeudi 24 mai 2018

Manifestons samedi 26 mai !

Samedi 26 mai aura lieu la manifestation organisée par des organisations politiques de gauche, des associations et des syndicats, dont la CGT.

Lutte ouvrière participera à cette manifestation aux côtés des travailleurs qui veulent profiter de cette occasion d’exprimer leur soutien aux cheminots et leur opposition à la politique de Macron, faite sur mesure pour le grand capital.

Mais Lutte ouvrière y affirmera en même temps qu'une énième union de la gauche, qu’on nous présente comme la seule alternative pour les travailleurs, n’en est pas une.

Car remplacer Macron par qui que ce soit d’autre ne mettra pas fin au pouvoir de l’argent de la classe capitaliste. C’est le monde du travail, conscient de sa force et organisé pour défendre ses intérêts politiques, qui en a le pouvoir !

Grenoble : rendez-vous à 10h Gare SNCF

samedi 19 mai 2018

Livre : Mai-Juin 1968 – Souvenirs de militants ouvriers

Mai-Juin 1968 a été la plus vaste grève générale que le pays ait connue. 

Les jeunes travailleurs de toute une génération se sont politisés. Ils découvraient la force extraordinaire de leur classe. Le drapeau rouge et L’Internationale tenaient le haut du pavé, et une partie de ces jeunes se tournaient vers les idées révolutionnaires.

Acteurs de cette explosion sociale, plusieurs dizaines d’entre eux, militants du groupe trotskyste Voix ouvrière, ancêtre de Lutte ouvrière, témoignent ici. D’Arlette Laguiller, employée au Crédit Lyonnais, à Paul Palacio, ouvrier à Renault-Billancourt ; de Georges Kvartskhava, ouvrier à Peugeot Sochaux, à Danielle Riché, aide-chimiste à Rhône-Poulenc ; d’Antonio Vasconcelos, électricien sur le chantier de Jussieu à Paris, à Anne-Marie Laflorentie, ouvrière dans une scierie du Tarn-et-Garonne, ces militants ouvriers racontent leur grève de mai-juin 1968. Contre les patrons, contre le pouvoir gaulliste, et souvent malgré les appareils de la CGT et du PCF.

Elles et ils avaient alors 18, 20 ou 30 ans. Mai-Juin 1968 a contribué à forger leurs convictions communistes et révolutionnaires. Cinquante ans après, toutes et tous les ont gardées intactes.

Édité par Lutte ouvrière, cet ouvrage, mis en vente à 18 €, comprend, outre les témoignages, un avant-propos, une analyse datant d’août 1968, une chronologie et plusieurs dizaines d’illustrations, photographies ou affiches de Mai-Juin 1968.

 
N'hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressés.

samedi 12 mai 2018

La fête de Lutte Ouvrière le week-end prochain

La fête de Lutte Ouvrière se déroulera dans le parc boisé de Presles dans le Val-d’Oise, du samedi 19 au lundi 21 mai .

On pourra y trouver un parcours dans les arbres, un arboretum, un village médiéval, un chapiteau scientifique, des spectacles de qualité sur plusieurs scènes, des films, des expositions, des débats avec des cheminots grévistes, des militants ouvriers de Mai 68, des écrivains, des historiens, et surtout une ambiance joyeuse et fraternelle. 

Ce grand rassemblement politique populaire sera aussi l'occasion de discours de notre camarade Nathalie Arthaud dimanche et lundi, à 15 heures.

Un départ collectif est organisé de Grenoble samedi matin.
 
Pour en savoir plus, contactez-moi, ou consultez le site internet de la fête : https://fete.lutte-ouvriere.org/