dimanche 23 juillet 2017

Hôpital psychiatrique de St-Egrève : La direction veut régler ses comptes


Jeudi 19 juillet, un rassemblement s’est tenu devant le Palais de Justice de Grenoble pour soutenir la section CGT de l’hôpital psychiatrique de St-Egrève assignée en justice par la direction. Celle-ci lui réclame, ainsi qu’à l’Union Départementale CGT, environ 25 000 € au titre de dommages et intérêts. Le prétexte ? Des tags écrits sur une palissade et des banderoles suspendues à des fenêtres.

Cette assignation en justice est une véritable provocation, et surtout une façon pour la direction d’essayer d’intimider voire de faire taire ceux qui contestent sa politique de suppression de postes et l’aggravation de leurs conditions de travail.

Les salariés de l’hôpital qui défendent leurs droits et celui des malades refusent de faire les frais de la politique d’austérité dans ce secteur. Et ce n’est pas ce nouveau coup de la direction qui va les faire taire.

mercredi 19 juillet 2017

Macron étrangle les communes

Après l'annonce par le gouvernement de la suppression partielle de la taxe d'habitation qui sert à financer les communes, Macron et Philippe exigent que les collectivités locales réalisent une économie 13 milliards d'euros sur cinq ans. Cela vient après que ces communes aient eu à assumer 34 % des économies nationales durant les trois dernières années.

Ces milliards manqueront aux services publics utiles à la population, voirie, écoles primaires, transports, culture, services d'aides aux anciens, etc. Inévitablement, la majorité de la population pâtira de la réduction de ces services publics essentiels. 


Dans le même temps, Macron pérennise les cadeaux au patronat et aux plus riches alors même que sur la seule année 2017, les profits du seul CAC 40 étaient de 76 milliards. C'est une politique de classe renforcée.

lundi 10 juillet 2017

General Electric sabre les emplois

Le bruit courait depuis un certain temps alors que tout était gardé dans le secret d'un document confidentiel... Général Electric (ex-Alstom) a annoncé un vaste plan de suppressions d'emplois, 570 au total en Europe dont 345 rien que dans l'usine de Grenoble qui produit pour le marché hydroélectrique, soit 43 % des effectifs grenoblois !

Jusqu'où ira l'hémorragie des licenciements et les ravages du chômage ?

Il n'y aura pas d'autres choix que d'imposer l'interdiction des licenciements à ces grands groupes qui n'en finissent plus d'engraisser leurs actionnaires quitte à laisser des familles entières sur le carreau. Il faudra aussi contrôler ces mêmes capitalistes qui n'ont de comptes à rendre à personne et surtout pas à ceux qui triment pour leurs profits, quitte à réquisitionner leurs entreprises sans indemnités, ni rachat !

mardi 27 juin 2017

"pique-nique solidaire "


Comme chaque année la CISEM (Coordination Iséroise de Solidarité avec les Étrangers Migrants) organise un 'pique-nique solidaire' devant la préfecture auquel elle invite la population grenobloise.

Mercredi 28 juin à 18h30 Place de Verdun

Alors que le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, vient de montrer à Calais qu’il marchait dans les pas de ses prédécesseurs en s’engageant à monter encore d’un cran la répression contre les Migrants, il faut dénoncer cette politique inhumaine contre les populations migrantes fuyant la misère et la guerre. 

Les services préfectoraux organisent la chasse à ces femmes et ces hommes en quête d’un abri, d’une aide et les refoulent dans leurs démarches. Nous devons affirmer que le droit à circuler librement et à s’installer où ils veulent doit leur être reconnu.

vendredi 23 juin 2017

Le Fontanil : démagogie antimigrants

Article du journal Lutte ouvrière
Arrivée des opposants à l’installation du centre d’accueil lors de la réunion du 15


Au Fontanil, commune de 2 300 habitants de la banlieue de Grenoble, l’État met en place dans la zone industrielle un centre d’hébergement pour demandeurs d’asile (Prahda) dans un ancien hôtel F1, racheté pour cela et destiné à accueillir 96 migrants.

Le maire Les Républicains de la commune et son premier adjoint n’acceptent pas cette installation : « Nous devons tous nous mobiliser contre l’ouverture de ce centre d’accueil », ont-ils écrit sur le site de la mairie, lançant pétition et réunions, tout en faisant courir le bruit que plusieurs centaines de migrants vont arriver, ce qui a mobilisé une partie des habitants. Mais d’autres Fontanilois, dont les trois élus divers gauche de l’opposition, ont dénoncé cette campagne et affirmé qu’il faut accueillir ces migrants le mieux possible.

Alors, quand jeudi 15 juin ces trois élus ont tenu une réunion d’information avec des associations d’aide aux migrants, des dizaines d’adversaires au projet sont venus en cortège, avec banderoles et inscriptions, avant de tenter de pénétrer en force dans la salle de réunion bondée. Finalement les esprits se sont apaisés, et des discussions ont pu s’engager, du moins avec les opposants les moins virulents.

En lançant cette campagne, le maire et son premier adjoint ont encouragé les plus xénophobes, voire racistes, à donner le ton. Quant à la préfecture, qui a mis tout le monde devant le fait accompli, elle s’est bien gardée de réunir les habitants pour les informer et dissiper les appréhensions. Non seulement ce n’est pas son problème, mais elle ne consacre à cet accueil que des moyens scandaleusement insuffisants.

Correspondant LO