lundi 5 novembre 2018

Face à la hausse des prix : augmentation générale des salaires, des pensions et des allocations !

Résumé de l'éditorial de la semaine
Partout, la colère que suscite la hausse des carburants continue de s’exprimer, parmi les patrons du transport ou du BTP, mais aussi parmi les travailleurs qui n’ont pas d’autre choix que de prendre la voiture. Et il y a de quoi être en colère.

Les vingt à trente euros qu’il faut rajouter pour le carburant, lorsqu’on a encore les moyens d’avoir une voiture, s’ajoutent au reste pour rendre les fins de mois impossibles. Fioul domestique, gaz, loyers, fruits et légumes : oui, tout augmente, sauf les salaires. Sauf les pensions de retraite, qui ont même baissé avec l’ajout de la CSG. Sauf les indemnités journalières des chômeurs, auxquels on explique pourtant qu’ils doivent être prêts à faire des dizaines de kilomètres pour retrouver du travail.

Dans cette période de crise, les seules poches qui ne se vident pas sont celles du grand patronat, arrosé de subventions et de cadeaux fiscaux.

Les travailleurs n’ont aucune raison d’accepter de subir les bas salaires, le chômage, les retraites de misère. Aucune raison de voir leur niveau de vie amputé. Mais ils ne pourront s’opposer à ce recul qu’en défendant leurs propres intérêts, sans disparaître derrière d’autres catégories sociales qui protestent également contre la hausse des carburants.

Les patrons des entreprises de BTP comme du transport routier expliquent déjà qu’ils seront contraints d’augmenter leurs prix, voire de baisser les salaires ou de licencier, si le gouvernement ne leur donne pas satisfaction. Ils défendent leurs intérêts. Mais qu’ils arrachent des concessions au gouvernement ou qu’ils jouent sur les prix ou les salaires, cela se fera au détriment du monde du travail.

Les travailleurs, eux, n’ont pas de possibilité de compenser les hausses de prix. Pour les salariés, les retraités, les chômeurs, la seule façon de s’opposer à la baisse continue de leur niveau de vie est d’exiger l’augmentation des salaires, des retraites et des allocations. Et pour que cette augmentation ne soit pas annulée ensuite, il faut que les revenus du monde du travail suivent automatiquement les hausses de prix et l’inflation.

Pour ne pas se laisser appauvrir, il faut contraindre les grands groupes à utiliser les milliards tirés de l’exploitation pour augmenter les salaires et garantir les emplois plutôt que pour gaver les actionnaires. Cela veut dire engager la lutte contre la classe riche, mais en nous battant sur notre terrain.


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mardi 30 octobre 2018

Les passages à niveau sont dangereux

Lundi 29 octobre au soir, un accident a eu lieu à un des deux passages à niveau de Saint-Égrève. 

Une voiture est restée bloquée sur les voies, sans que la conductrice ait pu la sortir avant l'arrivée d'un TER, qui l'a percuté. Heureusement la collision n'a fait aucun blessé. Au même endroit un accident s'était déjà produit en mars dernier, et en avril 2017, une femme est morte sur l'autre passage à niveau.

Oui, les passages à niveau sont dangereux, même ceux qui sont équipés de barrières. Tous représentent un risque pour les usagers de la route et pour le conducteur et les passagers des trains. En 2017, il y a eu 109 collisions sur des passages à niveau, qui ont fait 49 morts.


Pour supprimer ou sécuriser au maximum les passages à niveau, il faudrait que la SNCF soit gérée comme un service public et fasse le choix d’investir dans la sécurité, et qu'elle ne cherche pas au contraire à faire du profit !

jeudi 18 octobre 2018

Macron : droit dans ses bottes

En douze minutes de son allocution radio-télévisée, Macron a confirmé qu’il n’avait pas de raison de changer son orientation politique. 

On s’en doutait, les attaques contre les travailleurs et les classes populaires continueront. Et dans un avenir proche ce seront les retraités qui seront visées, en fait tous les travailleurs. 

Le seul intérêt de ce pitoyable et laborieux show télévisuel, c’est de rappeler au monde du travail que si Macron, chef de bande du patronat, garde le même cap, le monde du travail doit s’organiser pour maintenir le cap de la lutte collective.

mercredi 17 octobre 2018

Extrême-droite et xénophobie : un danger pour tous les travailleurs

Tribune parue dans "Le Bref", journal d'information municipal - Octobre 2018

Allemagne, Autriche, Hongrie ou Italie : les succès électoraux de l'extrême-droite ont déjà des conséquences néfastes pour les travailleurs.

Ces partis xénophobes utilisent la question des migrants pour faire oublier le reste. Mais une fois élus, ils ne résolvent aucun des problèmes des classes populaires. En Autriche, le gouvernement a allongé le temps de travail, au bonheur des patrons. La semaine de 60 heures - au lieu de 50 - est maintenant légale. En Italie, les partis au pouvoir avaient promis de s’attaquer à la précarité et d’augmenter les pensions. Il n’en est rien. Oui, l’extrême-droite défend les intérêts de la classe capitaliste !

Ici aussi, Le Pen veut dresser des travailleurs contre d’autres, en désignant les migrants comme boucs émissaires. Cette division serait lourde de danger : elle dédouane les capitalistes qui sont les seuls responsables des licenciements, des salaires et des pensions insuffisants pour vivre décemment. C’est le capitalisme qui ruine la société. C’est contre lui que les travailleurs doivent unir leur colère et leurs forces pour s’en débarrasser.


Christine Tulipe – Lutte ouvrière, faire entendre le camp des travailleurs

vendredi 5 octobre 2018

Manifestons mardi 9 octobre

Lors d'une manifestation parisienne
Mardi prochain, un certain nombre de syndicats et d'organisations étudiantes et lycéennes appellent à une journée nationale de mobilisation et manifestation pour protester contre la politique anti-ouvrière du gouvernement et du grand patronat.



Travailleurs du Public et du Privé, jeunes, chômeurs, retraités, soyons nombreux à manifester !


Grenoble : 10h, Gare SNCF