mercredi 15 mai 2019

Jeudi 16 mai, nous seront devant les commerces Bellecroix, de 17h à 18h30.


Les mesures annoncées par Macron, censées regonfler le pouvoir d’achat des classes populaires, ne font pas le compte. Et le gouvernement prépare déjà de nouvelles attaques : sur les retraites, sur le temps de travail. Une hausse du déficit de la Sécurité sociale est annoncée. Les travailleurs sont avertis : ce que ce gouvernement a, un peu, concédé d’une main il va le reprendre lourdement de l’autre.

Pour préserver nos conditions d’existence, il faut augmenter les salaires, les pensions et les allocations, et les indexer sur les prix. Contre le chômage, il faut interdire les licenciements et créer des emplois, en répartissant le travail entre tous, sans perte de salaire. Comment et où trouver l’argent ?

Le monde du travail doit s’en prendre à ceux qui accumulent des fortunes : les grands actionnaires. Il n’a rien à attendre des candidats pro ou anti Union Européenne, car celle-ci est faite par et pour les capitalistes. Mais ce sont bien les États nationaux qui ont dégradée la condition ouvrière.

Il faudra que les travailleurs s’en prennent à leurs vrais ennemis, le grand capital et ses représentants politiques. Ces élections donnent l’occasion de l’affirmer avec la liste de Lutte ouvrière conduite par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier.

lundi 29 avril 2019

Manifestons le 1er mai

Un siècle après l’instauration de la journée des huit heures, les travailleurs doivent toujours défendre ce droit, comme tous ceux qu’ils ont acquis, contre une bourgeoisie qui ne cesse de partir à l’attaque.

Dans tous les pays, capitalistes et gouvernements à leurs ordres veulent faire payer à la classe ouvrière la crise de leur système économique, et cherchent à développer la concurrence entre travailleurs pour leur imposer une baisse de leur niveau de vie.

Face à ces attaques d’envergure, il est vital pour les travailleurs de défendre leurs intérêts de classe, qui sont les mêmes quel que soit le pays dans lequel ils vivent : le droit au travail, au logement, aux loisirs, c’est-à-dire de pouvoir mener une vie décente, y compris à la retraite.

Le 1er Mai, journée de manifestation internationale, est l’occasion de réaffirmer, comme le disait le Manifeste communiste de Marx et d’Engels : “Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !”

Lutte ouvrière appelle à participer aux manifestations prévues ce jour-là, notamment à l’initiative de la CGT.

À Grenoble, la manifestation partira de la gare SNCF à 10h00 en direction du Jardin de Ville.

lundi 15 avril 2019

Mes intervention au conseil municipal du 8 avril


Sur la demande d'autorisation d’installation d'un système de vidéo-protection


Je ne voterai pas l’extension du système de vidéo-protection sur un nouveau périmètre de la commune.

Dans vos explications vous avez répondu à la question que je voulais vous poser concernant le coût de ces 10 nouvelles caméras (en plus des 36 déjà en place), soit un peu plus de 56485 euros.

Vous invoquez que "la mise en œuvre de ce dispositif a pour objectif la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens".

Comme toute l'équipe municipale, j’estime que les habitants ont droit à vivre tranquillement dans tous les quartiers de la commune.

Mais l'efficacité de ce genre de dispositif n'a aucunement fait ses preuves. Y compris au niveau de la prévention, puisque c'est de cela dont vous parlez.

Je ne peux que répéter ce que j'avais déjà dit ici, en 2011, 2012 et 2015 :

"Si l'installation de caméras a permis aux commerçants de Bellecroix de retrouver un peu de sérénité, disais-je à l'époque, et c'est tant mieux, elle n'a pas résolu le problème de fond, qui est complexe. On a vu les incivilités et autres trafics se déplacer ailleurs sur la commune". Et je rajoutais : "On va aller jusqu'où ? Après la mairie, après Bellecroix, après le parc Bergonzoli, on va nous proposer d'en rajouter encore" ?

Vous le savez, ce qui provoque la hausse de la délinquance et des incivilités, à SMV comme ailleurs, c’est la dégradation de la situation sociale. La multiplication des caméras n’y changera absolument rien. Les caméras ne peuvent pas remplacer la présence humaine, ni remplacer des services publics qui se dégradent, à tous les niveaux (Etat, région, Département, etc.).

Et au niveau communal, on pourrait au moins faire en sorte qu’il y ait des médiateurs en nombre.



Concernant le vœu sur la Poste proposé par la majorité municipale

Lors de la discussion, j’ai rappelé le fait que, lors du dernier conseil municipal du 04 février, j’avais voulu mettre en "question diverse"  une courte motion que j'avais préparé, concernant le bureau de Poste de Saint-Martin-le-Vinoux. Le maire ne l’avait pas voulu.

J'ai lu cette motion lors du conseil municipal du 08 avril, pour l'en informer (Au final, j'ai voté pour la motion présentée par la majorité municipale, s'opposant elle aussi à la diminution des horaires d'ouverture, de façon à ce qu'il y ait une unanimité du Conseil.

La voici :

Proposition de voter une motion concernant le bureau de Poste de notre commune :

Le Conseil municipal s'élève contre les conséquences de la réorganisation de la Poste, qui devrait se traduire par une réduction des horaires d'ouverture dans la commune, et par un risque de fermeture durant une partie des vacances d'été (15 jours).

Il demande aux responsables de faire en sorte que les horaires, déjà diminués dans le passé, ne le soient pas une nouvelle fois.

Au moment où le gouvernement a lancé un grand débat national, dont les municipalités sont partie prenante, celle de Saint-Martin-le-Vinoux réaffirme son opposition à la baisse des services publics dans sa commune. 

 


Sur la proposition de la majorité municipale de voter un vœu contre la diminution des horaires d’accueil du public à la DIRECCTE

 Je voterai ce vœu, car il va dans le sens de contrecarrer la baisse des services que les administrations rendent à la population. Comme le dit le vœu, cela fait des années que le Ministère du travail mène une politique de réduction des emplois, et cela fait longtemps que les militants ouvriers syndicaux et politiques la dénoncent. Comme dans les hôpitaux, et nombre d'autres services publics, les réductions d'effectifs impactent directement les usagers des classes populaire. Et c'est inadmissible. On pourrait aussi parler de la SNCF ou de la Poste.

Et la situation est maintenant catastrophique. Et pour ne rester que sur l'exemple de la DIRECCTE, déjà en mai 2016 (mai 2016 !), la CGT chiffrait en la dénonçant la baisse de plus de 600 agents au Ministère chargé du travail et de l’emploi entre 2012 et 2016. Cette baisse d'effectifs concernait différentes catégories d’agents, y compris des inspecteurs du travail, réduisant ainsi les contrôles d'entreprises, laissant d'autant les mains libres au patronat ; diminuant aussi les services de renseignements pour le droit du travail destinés au public.

Ceci se passait sous l'ère Hollande, avant même que cette politique ne se poursuive sous l'ère Macron, comme d'ailleurs précédemment sous Sarkozy.

Et je vois que certains élus ne souhaitent pas se prononcer sur le sujet sous prétexte que c’est de la politique nationale. J’aurai trouvé de toute façon cocasse que ce vœu soit voté à l’unanimité, de la part de certains élus qui appartiennent à des partis, de droite ou de gauche, dont la politique a été justement de faire des économies sur le dos des services publics, quand ils étaient aux affaires ces dernières années. Tous les politiciens qui se sont succédé ont mené cette politique en la justifiant au prétexte qu’il n’y aurait pas d’argent. Seules des luttes sociales d’envergure pourront empêcher ces régressions.

Quant aux motivations de l’équipe municipale de présenter deux vœux, ce soir, sur la défense des services publics, je suis sans illusions, alors que des périodes électorales s'annoncent…