mercredi 19 juillet 2017

Macron étrangle les communes

Après l'annonce par le gouvernement de la suppression partielle de la taxe d'habitation qui sert à financer les communes, Macron et Philippe exigent que les collectivités locales réalisent une économie 13 milliards d'euros sur cinq ans. Cela vient après que ces communes aient eu à assumer 34 % des économies nationales durant les trois dernières années.

Ces milliards manqueront aux services publics utiles à la population, voirie, écoles primaires, transports, culture, services d'aides aux anciens, etc. Inévitablement, la majorité de la population pâtira de la réduction de ces services publics essentiels. 


Dans le même temps, Macron pérennise les cadeaux au patronat et aux plus riches alors même que sur la seule année 2017, les profits du seul CAC 40 étaient de 76 milliards. C'est une politique de classe renforcée.

lundi 10 juillet 2017

General Electric sabre les emplois

Le bruit courait depuis un certain temps alors que tout était gardé dans le secret d'un document confidentiel... Général Electric (ex-Alstom) a annoncé un vaste plan de suppressions d'emplois, 570 au total en Europe dont 345 rien que dans l'usine de Grenoble qui produit pour le marché hydroélectrique, soit 43 % des effectifs grenoblois !

Jusqu'où ira l'hémorragie des licenciements et les ravages du chômage ?

Il n'y aura pas d'autres choix que d'imposer l'interdiction des licenciements à ces grands groupes qui n'en finissent plus d'engraisser leurs actionnaires quitte à laisser des familles entières sur le carreau. Il faudra aussi contrôler ces mêmes capitalistes qui n'ont de comptes à rendre à personne et surtout pas à ceux qui triment pour leurs profits, quitte à réquisitionner leurs entreprises sans indemnités, ni rachat !

mardi 27 juin 2017

"pique-nique solidaire "


Comme chaque année la CISEM (Coordination Iséroise de Solidarité avec les Étrangers Migrants) organise un 'pique-nique solidaire' devant la préfecture auquel elle invite la population grenobloise.

Mercredi 28 juin à 18h30 Place de Verdun

Alors que le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, vient de montrer à Calais qu’il marchait dans les pas de ses prédécesseurs en s’engageant à monter encore d’un cran la répression contre les Migrants, il faut dénoncer cette politique inhumaine contre les populations migrantes fuyant la misère et la guerre. 

Les services préfectoraux organisent la chasse à ces femmes et ces hommes en quête d’un abri, d’une aide et les refoulent dans leurs démarches. Nous devons affirmer que le droit à circuler librement et à s’installer où ils veulent doit leur être reconnu.

vendredi 23 juin 2017

Le Fontanil : démagogie antimigrants

Article du journal Lutte ouvrière
Arrivée des opposants à l’installation du centre d’accueil lors de la réunion du 15


Au Fontanil, commune de 2 300 habitants de la banlieue de Grenoble, l’État met en place dans la zone industrielle un centre d’hébergement pour demandeurs d’asile (Prahda) dans un ancien hôtel F1, racheté pour cela et destiné à accueillir 96 migrants.

Le maire Les Républicains de la commune et son premier adjoint n’acceptent pas cette installation : « Nous devons tous nous mobiliser contre l’ouverture de ce centre d’accueil », ont-ils écrit sur le site de la mairie, lançant pétition et réunions, tout en faisant courir le bruit que plusieurs centaines de migrants vont arriver, ce qui a mobilisé une partie des habitants. Mais d’autres Fontanilois, dont les trois élus divers gauche de l’opposition, ont dénoncé cette campagne et affirmé qu’il faut accueillir ces migrants le mieux possible.

Alors, quand jeudi 15 juin ces trois élus ont tenu une réunion d’information avec des associations d’aide aux migrants, des dizaines d’adversaires au projet sont venus en cortège, avec banderoles et inscriptions, avant de tenter de pénétrer en force dans la salle de réunion bondée. Finalement les esprits se sont apaisés, et des discussions ont pu s’engager, du moins avec les opposants les moins virulents.

En lançant cette campagne, le maire et son premier adjoint ont encouragé les plus xénophobes, voire racistes, à donner le ton. Quant à la préfecture, qui a mis tout le monde devant le fait accompli, elle s’est bien gardée de réunir les habitants pour les informer et dissiper les appréhensions. Non seulement ce n’est pas son problème, mais elle ne consacre à cet accueil que des moyens scandaleusement insuffisants.

Correspondant LO

dimanche 18 juin 2017

Après le 2e tour des élections législatives

Communiqué de Nathalie Arthaud

Macron a donc la large majorité qu’il souhaitait à l’Assemblée nationale. Il pourra prendre toutes les mesures qu’il voudra. La future Assemblée de béni-oui-oui sera entièrement derrière lui.

La nouvelle majorité se vante d’avoir écarté les notables de la politique dont l’alternance sous les étiquettes LR ou PS a tenu lieu de démocratie pendant le demi-siècle passé. Ce n’est que partiellement vrai tant une partie de ces notables a pu se recycler en faisant allégeance à Macron. Elle se vante d’avoir fait une large place à l’Assemblée nationale à ce qu’ils appellent la « société civile ». Mais au vu de l’appartenance sociale des députés – entrepreneurs, start-upers en tout genre, directeurs de sociétés, hauts cadres d’entreprises, propriétaires immobiliers-, c’est une façon de confirmer que leur société, c’est celle des bourgeois petits et moyens, dirigée en fonction des intérêts de la grande bourgeoisie capitaliste.

L’électorat populaire, les travailleurs, les chômeurs, les retraités du monde du travail, s’est tenu largement à l’écart de ces élections. L’abstention moyenne – déjà un record au premier tour, 51,3 %, plus forte encore au deuxième, 56,6 % – dissimule la réalité sociale : dans les quartiers populaires, elle a dépassé les 60 %, voire plus de 70 %. Il faut ajouter aux abstentions les votes blancs et nuls, ainsi que tous ceux dans les quartiers populaires qui sont tellement dégoûtés des élections qui ne changent rien à leur sort qu’ils ne sont même plus inscrits sur les listes électorales.

Ce n’est pas pour rien que Macron a réussi à entraîner une partie significative des politiciens de la droite. Ce dont la droite a rêvé et que Hollande a commencé à réaliser avec les lois El Khomri, Macron se prépare à le pousser jusqu’au bout en démolissant ce qui, dans la législation du travail, protégeait un tant soit peu les travailleurs contre l’avidité patronale.

Le gouvernement Macron-Philippe est un gouvernement de guerre sociale dont l’objectif est de permettre au grand patronat et aux financiers, avec l’aide de l’Etat, de prélever sur les classes exploitées de quoi continuer à s’enrichir, alors qu’une fraction croissante de la population tombe dans la pauvreté.

Entre les deux tours, le principal argument des partis déchus de la gauche gouvernementale mais aussi du PCF et de La France insoumise a été « qu’il ne faut pas laisser les mains libres à Macron ». Lamentable plaidoyer de ces partis qui se posent en avocats des classes populaires au Parlement, mais qui veulent surtout sauver quelques places de députés. Mais Macron a déjà annoncé qu’il gouvernera par ordonnances, et les travailleurs ont fait l’expérience, lorsqu’ils ont montré leur refus des lois El Khomri que l’exécutif a de toute façon tous les moyens avec le 49.3 de passer outre la contestation parlementaire, si contestation il y a.

Ce n’est pas par des joutes parlementaires, mais par la force collective de la classe ouvrière, que l’offensive du gouvernement et du grand patronat pourra être stoppée.


La préoccupation de tous ceux qui se placent dans le camp des travailleurs doit être de contribuer à ce que l’explosion sociale, provoquée par l’avidité de la classe capitaliste et l’arrogance de son gouvernement, soit guidée par la conscience des travailleurs de leurs intérêts communs qui les opposent au grand capital.

Il ne faut pas que cette force collective soit détournée vers des voies de garage ou, pire, dévoyée au point d’opposer les travailleurs les uns aux autres en fonction de leurs origines ou de leurs catégories.

Il est indispensable que les travailleurs se donnent un parti qui représente leurs intérêts politiques. Un parti d’autant plus décidé à mener jusqu’au bout les luttes, petites et grandes, des travailleurs qu’il a pour objectif fondamental le renversement de la dictature du grand capital sur la société, l’expropriation de la grande bourgeoisie, la fin de l’économie basée sur l’exploitation et la recherche du profit privé, pour une économie basée sur la propriété collective et organisée en fonction des besoins de tous. 

Nathalie Arthaud