vendredi 23 mai 2014

Le Dauphiné : "Nathalie Arthaud : « On est la seule opposition au FN »"

Le Dauphiné Libéré - Grenoble - vendredi 23 mai 2014

Elle l’avoue en souriant : « Les sondages, ça fait des années qu’on ne les regarde plus à Lutte ouvrière. »

Nathalie Arthaud, porte-parole du mouvement, sait que « la crise économique entraîne des résignations », mais elle est aussi persuadée que « tout peut basculer très vite » et que « les travailleurs pourront un jour décider de s’unir ». Et là, elle en est certaine, « le prolétariat se réveillera ! » Et elle et Lutte ouvrière seront là, à ses côtés. 


Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière, était hier soir en meeting à Seyssins, avec les candidats de la liste aux européennes dans le Sud-Est : Chantal Gomez, Catherine Brun, Rémi Adam, Jacqueline Telle, Christine Tulipe et Jean-Paul Macé. Photo Le DL

« La dernière provocation du gouvernement Hollande »

C’est ce message qu’elle est venue délivrer hier soir lors de son meeting organisé au Prisme de Seyssins, et auquel près de 200 personnes ont assisté.


Et les européennes, dont la liste Sud-Est est guidée par l’Échirolloise Chantal Gomez ? « C’est le moment de faire entendre la voix du camp des travailleurs. » De la faire entendre haut et fort « face à la dernière provocation du gouvernement Hollande », ce président qui « ne décide de rien, sinon de suivre les diktats du Medef ».


« Oh, tout le monde s’est ému des 50 millions qu’il va falloir trouver pour arranger l’erreur de la SNCF sur la largeur de ses voies. On crie au gaspillage. Et les 50 milliards d’économie que Valls a annoncés, alors ? Ceux qu’il va prendre dans nos poches pour céder aux caprices des financiers et des spéculateurs ? Il dit que la France vit au-dessus de ses moyens, mais qui vit au-dessus de ses moyens ? Les ouvriers, les petits artisans, les retraités, les chômeurs, les bénéficiaires du RSA ? Non ! C’est pas eux ! »


Puis, face à une éventuelle montée du FN, Mme Arthaud réplique : « On est la seule opposition au FN, car Lutte ouvrière en est radicalement l’inverse. C’est ça qu’il faut dire à ceux qui seraient tentés de voter pour “la” Le Pen. Cette politicienne est comme les autres, elle court à la mangeoire, et elle utilise les méthodes du patronat pour mieux régner : comme les patrons, elle divise et oppose les travailleurs entre eux. C’est la tactique des capitalistes de tous les pays. Car l’union internationaliste des travailleurs lui fait peur. Et quand elle parle de l’euro dont il faudrait sortir, c’est pour mieux dévier le débat. L’a-t-on déjà entendu dire qu’il fallait augmenter les salaires ? Non, parce qu’elle ne le veut pas.»


Ève MOULINIER
©Le Dauphiné Libéré du 23 mai 2014

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