samedi 30 août 2014

Gouvernement Valls II : un banquier à la tête de l'économie, tout un symbole !


La composition du nouveau gouvernement marque à elle seule la continuité de la politique antiouvrière menée par Hollande depuis son élection. Quatorze ministres appartenaient déjà au gouvernement précédent et, parmi les six nouveaux, Valls a choisi de confier le poste de ministre de l'Économie à Emmanuel Macron, un ex-banquier d'affaires dans la banque Rothschild, devenu ensuite le conseiller de Hollande pour les affaires économiques. C'est donc lui qui déjà, aux côtés de Montebourg, mettait au point toutes les mesures en faveur du patronat et au détriment des classes populaires. De l'ombre, il passe à la lumière. Valls a remplacé l'avocat brasseur de vent par un haut fonctionnaire élevé au sein de la finance. C'est bien un message clair pour le patronat.

Il est tout autant symbolique que la première manifestation publique de Valls, après la mise en place de son nouveau gouvernement, soit de se rendre à l'université d'été du Medef. Alors que Hollande bat des records d’impopularité et que Valls le talonne de près, c'est là que la politique du gouvernement a été acclamée.

Dans son discours, Valls a fait une véritable déclaration d’amour à l’entreprise. Il a reparlé, entre autres, de simplifier le code du travail et d’assouplir les règles pour le travail du dimanche. À la fin, l’auditoire patronal était tellement ravi qu’il s’est levé pour applaudir. Un valet aussi dévoué, le patronat tenait à l’encourager !

Alors, pendant que tous ces gens-là défendent les intérêts des patrons, il faut que les travailleurs défendent les leurs, et ils sont opposés. Le problème pour les travailleurs n'est pas le taux de croissance de l'économie, ni de trouver le remède miracle pour que les patrons français fassent de meilleures affaires que les patrons des autres pays.

Il faut imposer que les richesses produites servent d'abord à la satisfaction des besoins essentiels des couches populaires. Il faut assurer un salaire et un revenu décents aux travailleurs, aux chômeurs et aux retraités, financer les hôpitaux, les écoles, les logements, les transports, les services utiles à la vie de tous. Pour cela, les ressources existent largement, malgré la crise et avec ou sans croissance. Il faut prendre sur les profits qui aujourd'hui disparaissent dans la spéculation.

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