lundi 22 juin 2015

Une intervention de RESF au conseil municipal du 22 juin 2015

Suite au rassemblement du 17 juin devant l'ancienne école du 26 mai, RESF avait appelé à venir au conseil municipal, exiger le relogement des familles dont les enfants sont scolarisés depuis des années à St Martin le Vinoux, car elles vont se retrouver à la rue à la fin du mois. Malgré la remise d'une pétition, signée par les parents d'élèves, le maire leur a signifié une fin de non recevoir, sous les protestations des personnes venues soutenir les familles.

Seule du conseil municipal, j'ai pris la parole pour soutenir leur demande.


Sur la droite, une partie des personnes venues avec RESF
Voici ce que j'ai déclaré :

"Pour une solution de logement pérenne pour les familles dont les enfants sont scolarisés à Saint Martin le Vinoux.

Je soutiens l’action des associations présentes aujourd’hui tout comme j’ai signé la pétition, elle-même signée par un certain nombre de parents d’élèves de la commune, qui réclame une solution pérenne d’un logement digne de ce nom pour les familles de ces 5 enfants. Monsieur le Maire, si des actions publiques ont été engagées cette semaine (dont la pétition) c’est que, malgré les entretiens et entrevues, les pouvoirs publics, dont vous-même, n’ont encore rien proposé à ces 4 familles en terme de logement pérenne.

Il s’agit des enfants suivants : Soleda (CE1), Nono (CE2), Samuel (CE1), Ionut (GS) à l’école du Néron, scolarisés depuis trois ans et de Belgium en 3ème au collège Chartreuse (5ème année scolaire sur la commune). Pour l’an prochain, Belgian est inscrit au lycée Henri Deschaux à Sassenage en CAP peinture. Nono fréquente la médiathèque assidûment, lui et Soleda ont fait partie du club des 5. Ils ont d’ores et déjà montré leur engagement dans leur scolarité.

En novembre 2012, lorsque ces familles ont été expulsées du camp situé à côté de la Casamaures à Saint Martin le Vinoux, vous aviez vous-même dit que vous seriez particulièrement attentif aux familles dont les enfants allaient régulièrement à l’école. Depuis cette date, la galère a continué. Finalement, ces familles se sont retrouvées dans un squat à Fontaine, squat qui va être démantelé fin juin. Tout le monde ici peut se rendre compte de ce qu’il faut de volonté pour continuer à poursuivre une scolarité dans ces conditions de vie très précaires. La détermination des familles et de leurs enfants ainsi que l’aide des professeurs des écoles et du collège et tout un réseau de solidarité ont pu permettre cela.

Il n’est pas possible que tout cela soit balayé fin juin. Ces familles, ces enfants là, ils ne vont pas s’évaporer, pas après tous ces efforts.

Dans la commune, dans le canton, au niveau de la Métro, peu importe, les responsables politiques doivent trouver une solution de logement pérenne pour que ces cinq élèves puissent poursuivre normalement leur scolarité".

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire