mercredi 14 décembre 2016

Je souhaite que les classes populaires ne se laissent plus faire

Le conseil municipal du 12 décembre a débuté par le 'débat d'orientation budgétaire' pour l'année 2017. Je suis intervenue pour réagir à certains aspects de ce texte présenté par la majorité municipale :

 

Reproduction vidéo de l'intervention
 
 
Christine Tulipe lors d'un précédent conseil municipal
Lors d'un précédent conseil municipal
 
Le chapitre « contexte international » évoque les ‘Tensions sur les marché financiers, liées aux incertitudes variées’. Eh oui, dans cette société capitaliste, la moindre rumeur sur l’état de santé d’un grand groupe industriel, la moindre velléité de décision d’un grand banquier peuvent entraîner l’affolement des « investisseurs » et entraîner des faillites en chaîne, provoquant une catastrophe économique plus grave que celle de 1929. 


Oui, la crise économique est toujours là.

 

 Non seulement Hollande et ses ministres sont impuissants, comme tous les autres, face à elle, mais leurs mesures en ont considérablement aggravé les conséquences pour les classes populaires. Cette crise est mondiale, et rien ni personne n’a de prise sur ce système capitaliste, pas même les grandes banques centrales dont les remèdes depuis la crise de 2008 ne font qu’alimenter la spéculation et la soif d’appétit des grands bourgeois...
 

Oui, nous vivons dans un monde où le niveau technique et de connaissances n’a jamais été aussi élevé, où on peut, par exemple, déterminer par avance et par satellites les récoltes futures, mais où il n’y a jamais eu autant de misères et de crève-la-faim, de populations sous les bombes… et de migrants refoulés de partout manu-militari ! C’est une organisation sociale complètement folle, fondamentalement incapable de faire profiter à tous des richesses produites. Et ce monde, il est urgent de le changer !

L’an dernier, le 'débat d'orientation budgétaire' nous promettait que 2017 serait l’année de la vraie reprise….

Voyez-vous même ! Cette année on nous parle « d’une France essoufflée ». De quelle France parle-t-on ? Nous savons tous ici que les Bolloré, Arnaud et autres rejetons de la famille Peugeot ne sont pas essoufflés. 



Le monde du travail, lui, est de plus en plus asphyxié. 

 

Vous expliquez que le gouvernement s’est imposé une politique d’austérité. Mais ce n’est pas à lui-même qu’il l’a imposé, c’est à la population ! Tout comme l’avaient fait les gouvernements de droite précédents, le gouvernement socialiste a concocté un plan d’économies des dépenses publiques mettant à mal les services publics. Soit 50 milliards d'économies entre 2015 et 2017, dont 11 milliards pour les collectivités territoriales.

Le texte oublie de dire que dans le même temps ce sont 20 milliards par an versés aux entreprises au titre du CICE (Crédit impôt compétitivité emploi), sans aucune obligation d’embauche, + 41 milliards d’aides au titre du Pacte de responsabilité. Ce patronat, qui a réclamé et obtenu ces mesures de Hollande prétendait en échange créer un million d’emplois. C’est un million de chômeur de plus que nous avons eu !

Et ce gouvernement a aussi pris toute une série de mesures, dont la loi Macron et la loi El Khomery, visant à réduire ce que le patronat et lui-même ose appeler le « coût du travail ».

Tout cela au nom de la concurrence. Mais ce sont les travailleurs qui paient cette guerre de la concurrence pour que le grand patronat ne diminue pas ses profits.
Oui, comme les années précédentes, la commune aussi est touchée par la politique gouvernementale et notamment la baisse des dotations, et des subventions, comme votre propre texte le souligne. Mais que je sache, la municipalité n’a pas pris ses distances avec cette politique. 



Alors, on ne peut que souhaiter que les classes populaires ne se laissent plus faire et refusent cette politique anti-ouvrière, quelque soit le politicien, de gauche, de droite, voire d’extrême-droite qui sortira des urnes au printemps prochain. Le mouvement contre la loi travail de cette année a montré qu’une grande partie du monde du travail refuse ces attaques et a commencé à redresser la tête.  

Christine Tulipe

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