mercredi 8 février 2017

Pourquoi je n'ai pas voté le budget municipal


Au conseil municipal du 6 février, je suis intervenue sur la délibération concernant le vote du Budget 2017 de la commune, ainsi que sur la délibération concernant le projet de "Programme Local de l'Habitat". Voici mes deux interventions :

    Sur le Budget 2017

"Je ne voterai pas le budget municipal, je ne l’avais déjà pas voté l’an dernier, et ne le ferai pas cette année non plus, pour les mêmes raisons.

Je veux dénoncer la politique menée par le gouvernement socialiste qui impose des baisses de dotations aux collectivités territoriales pour mieux arroser le grand patronat avec des baisses de charges, avec encore plus de subvention, en démantelant les droits sociaux, le tout, à coup de 49.3.

Et dans le même temps, les classes populaires, elles, subissent le chômage et des conditions de vie et de travail de plus en plus dures.

Sur le plan du budget municipal, les baisses de dotations se sont poursuivies, comme s’est poursuivie la dégradation des services publics, nous pouvons le constater aussi dans notre commune".

    

    Sur le projet de Programme Local de l'Habitat

"Oui, il y a une situation catastrophique du logement pour les milieux populaires, rappelée très récemment par le rapport de la Fondation Abbé Pierre. A l’échelon national, 4 millions de personnes sont mal logés et plus de 12 millions sont en situation de fragilité.

Alors, pour faire de la place dans les HLM, on peut, comme vous le faites, trouver, ici ou là, des personnes restant dans leur logement social devenu trop grand au regard de l’évolution de leur vie familiale, ou ayant des revenus devenus un peu plus confortables au fil des ans. Mais cela ne résoudra pas la question du manque de logements. Et encore une fois, ce sont les milieux populaires qui se partagent la pénurie !

L’État et tous les gouvernements qui se sont succédé se moquent bien de la situation des classes populaires, et à part des discours creux et des lois bidon, rien n’est fait qui soit vraiment à la mesure du manque de logements. Ils ne se sont même jamais donnés les moyens de faire respecter la loi SRU de 2000 qui fixe à 25% le taux de logements sociaux dans certains types de communes, comme dans notre agglomération.

C’est l’État qui devrait construire directement ces millions de logements qui manquent, des logements de bonne qualité et abordables, directement, sans engraisser au passage les promoteurs immobiliers" !

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