mercredi 13 décembre 2017

Débat d'orientation budgétaire : "Les classes populaires n’ont pas à accepter de sacrifices"


Le conseil municipal du 11 décembre a débuté par le 'débat d'orientation budgétaire' pour l'année 2018. Je suis intervenue pour réagir à certains aspects de ce texte présenté par la majorité municipale :


"Cette année, reprenant les déclarations gouvernementales comme celles des médias, vous évoquez un contexte économique de croissance mondiale. La Banque Centrale Européenne se déclare en effet optimiste sur la reprise, mais en réalité tout cela est un vœu pieux, car comme le dit son président en parlant de l’année qui vient : "à condition qu'aucun risque ne se matérialise d'ici là".

Il y a effectivement deux domaines où tous les feux sont au vert : les profits des entreprises et le montant des dividendes distribués aux actionnaires, par les 1200 plus grosses sociétés mondiales l'an dernier, et la France arrive en peloton de tête. Et l'emprise croissante de la finance sur l'économie impacte non seulement les services publics, mais aussi toute la vie sociale. 


En France, le gouvernement Macron, comme tous ceux qui l'ont précédé, de droite comme de gauche, prend toutes les mesures qu'exige la grande bourgeoisie dans le domaine économique et social : démolition du Code du travail, baisse des APL, exonération total des patrimoines en action et placements financiers, etc. Pour les riches, c’est Noël tous les jours, sans parler, cerise sur le gâteau,  de tous les montages avec sociétés écran et paradis fiscaux qu’ils s’organisent pour fuir l’impôt, l’actualité nous l’a montré il n’y a pas si longtemps.

Toute cette politique entraîne une exploitation accrue des salariés : licenciements,  multiplication des emplois précaires, temps partiels imposés, salaires au rabais.

Et ces conditions de plus en plus difficiles se traduisent dans la vie de tous les jours, dans les quartiers de Saint Martin le Vinoux, comme dans tout le pays, par une  dégradation des rapports entre les habitants.

Comme les années précédentes, la baisse des dotations et des subventions de l’État continue donc à toucher notre commune. L’étau se resserre à chaque échelon et dans tous les aspects de la vie quotidienne.

Les classes populaires n’ont pas à accepter ces sacrifices. C’est collectivement et par la lutte qu’elles devront refuser  toute cette politique anti-ouvrière, en mettant en avant leurs propres besoins".

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire