vendredi 20 avril 2018

Qui multiplie les provocations, récolte la révolte populaire

"Brève" du site Lutte Ouvrière

En déplacement à Saint-Dié dans les Vosges Macron a été interpellé vigoureusement par des cheminots. L'un d'eux lui a dit ses quatre vérités en face : les cheminots et leur statut ne sont pour rien dans la dette de la SNCF ; ils travaillent un week-end sur deux et ne sont en rien des privilégiés ; ils n'accepteront pas la démolition de leurs conditions de travail.

Comme à chaque fois, Macron a affiché sa morgue et son mépris en parlant d'«activistes professionnels». Il a menti en affirmant que les cheminots déjà embauchés conserveront leurs droits, alors que tous ceux transférés au privé les perdront au bout de 15 mois maximum tandis que le statut des autres sera révisé à la baisse.

L'arrogance et le mépris de classe ne suffiront pas à enrayer la grève des cheminots. Au contraire, ils alimentent la colère de tous les travailleurs.