mercredi 26 février 2020

Municipales : dire sa révolte contre la politique de Macron et le capitalisme !

Dans les grandes villes, les municipales sont des élections politiques dans le sens où l’on vote d’abord pour un parti. Bien des travailleurs souhaitent rejeter les candidats de Macron sans avoir à voter pour d’autres politiciens qui ne valent pas mieux. C’est pourquoi Lutte ouvrière présente ses propres listes dans la mesure de ses forces. Nous sommes loin de couvrir toutes les villes, mais LO sera présente dans près de 240 communes. 
Dans ces communes, comme à Saint-Martin-le-Vinoux, nos candidates et candidats sont des ouvriers, des employés, des cheminots, des manutentionnaires, des techniciens, des caissières, des auxiliaires de vie, des agents d’entretien, des hospitaliers, des enseignants… en activité, au chômage ou à la retraite. Ils se présentent tous sous un seul et même drapeau, le camp des travailleurs, car les salariés ont à se rassembler et à défendre leurs intérêts non seulement là où ils travaillent mais aussi, là où ils vivent.

Si la lutte de classe se déroule d’abord au sein des entreprises entre le grand patronat et les salariés, elle se poursuit au-dehors, entre propriétaires et locataires, entre banquiers et clients, entre multinationales de l’eau, du gaz, de l’électricité et usagers… Et, bien sûr, entre le monde ouvrier, et le gouvernement et l’État bourgeois.

La lutte de classe de la bourgeoisie creuse le fossé entre riches et pauvres. Elle condamne la jeunesse ouvrière à la précarité et à la misère et livre les quartiers populaires aux incivilités, à la délinquance ou aux trafics en tout genre qui pourrissent au quotidien la vie de millions de travailleurs. C’est ainsi qu’au fil des années, des cités ouvrières se sont transformées en ghettos de pauvres.

Il est impossible de changer les choses petit bout par petit bout à l’échelle d’une municipalité. Il s’agit d’un combat général qui oppose le camp des travailleurs à une poignée de multimillionnaires.

Même avec la meilleure volonté du monde, aucun maire ne peut, à lui seul, compenser les dégâts engendrés par la société capitaliste. La cantine gratuite, la santé ou les transports publics plus accessibles, les aides qu’une municipalité peut déployer pour la prise en charge des personnes handicapées, des anciens ou des personnes isolées sont utiles et même vitales pour beaucoup. Mais cela ne peut empêcher les ravages engendrés par la fermeture d’une usine, par les licenciements, le chômage, les bas salaires, les horaires de travail infernaux, les cadences qui usent et tuent.

Aucune équipe municipale ne peut nous protéger de la crise économique qui peut s’aggraver du jour au lendemain et menace tout l’édifice de s’écrouler. Elle ne peut pas nous protéger d’un système fou qui détruit la planète à petit feu et plonge des millions de femmes et d’hommes dans des guerres infâmes.

Alors, contrairement aux autres candidats, ceux de Lutte ouvrière, dont moi-même ne font pas de promesses électoralistes. Ils disent que les travailleurs n’obtiendront rien d’essentiel sans imposer un certain rapport de force avec la classe capitaliste qui exerce une dictature sur la société. Dans leur lutte contre la bourgeoisie, les travailleurs sont capables d’aller encore plus loin, puisqu’ils peuvent exproprier la classe capitaliste et prendre eux-mêmes le pouvoir.

Si des candidats de Lutte ouvrière sont élus, si je suis élue, nous serons du côté des salariés en grève contre leurs patrons, du côté des locataires menacés d’expulsion… Et surtout, nous œuvreront auprès des travailleurs pour qu’ils prennent conscience qu’il leur appartient de changer le monde.

Avec les candidats de Lutte ouvrière, rejetez les notables et les politiciens et placez-vous dans le camp des travailleurs conscients et combatifs. Affirmez que vous ne vous résignez ni à l’exploitation, ni au capitalisme !